Impact des dispositifs d’aide de l’état sur le développement des élevages bovins laitiers à la région de M'sila.
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Université Mohamed Boudiaf - M’Sila
Abstract
Notre étude vise à évaluer l'impact des aides d'État sur le développement de l'élevage bovin laitier
dans la wilaya de M'Sila. Une enquête a été menée auprès de 50 exploitations entre mai 2023 et
différentes régions de la wilaya. Les résultats révèlent que 64 % des éleveurs bénéficiaires ont entre 20
et 40 ans et que 76 % ont un niveau d'éducation moyen ou secondaire. De plus, 36 % de ces éleveurs
ont suivi des formations spéciales, et en moyenne, 52 % de la main-d'oeuvre est familiale après le
financement par les dispositifs CNAC et ANADE. Concernant les installations, 96 % des étables
respectent les normes d'élevage, tandis que seulement 4 % ne les respectent pas après le financement.
Après le financement, 74 % des éleveurs possèdent des tracteurs, tandis que 26 % n'en possèdent pas.
La taille moyenne du cheptel bovin laitier est de 27 têtes, pour un total de 1341 têtes, dont 90 % sont
des vaches laitières, principalement de race Montbéliard (38 %) et Holstein (48 %) après le
financement. Les exploitations ont une superficie totale de 986 hectares, dont 337 hectares sont tent
pour un changement quotidien de la litière après le financement. De plus, 99 % du cheptel est utilisés
pour la SAU et 649 hectares sont en jachère. Les cultures les plus courantes incluent la luzerne.
L'alimentation repose principalement sur la distribution d'ensilage enrubanné (10 à 40
kg/jour/troupeau). En ce qui concerne la reproduction, 42 % des éleveurs optent pour la monte
naturelle, 42 % pour la monte naturelle avec insémination artificielle et 16 % pour l'insémination
artificielle après le financement. L'âge des génisses à la première saillie et au premier vêlage reste
constant avant et après le financement, à 18 et 27 mois respectivement. La production laitière varie
entre 10 et 40 litres selon la race et l'alimentation. En matière d'hygiène, 60 % des éleveurs opvacciné
après le financement pour la prophylaxie sanitaire. En ce qui concerne le mode de financement, 66 %
des éleveurs optent pour un financement mixte, suivi de 34 % pour un financement triangulaire. Ces
résultats témoignent de la rentabilité des dispositifs d'aide de l'État pour le développement durable
des exploitations laitières.